En Haute-Loire, un travail de conscientisation et d’éducation populaire dans les villages


Les gilets jaunes de Haute-Loire ont constitué une coordination départementale, avec plusieurs commissions et de multiples réunions locales. « Nous faisons des assemblées citoyennes pour informer la population locale, débattre et recueillir les avis et propositions. Nous avons de 30 à 100 personnes par réunion. On pourrait en avoir plus si les médias locaux relayaient l’information sur ces réunions, ce qu’ils ne font pas. Beaucoup de discussions montrent une grande maturité des participants, qui ne sont pas des militants habituels. On se met en rond, on débat, à partir de questions très ouvertes. Les gens se posent la question de la faisabilité (par exemple sur le RIC, quelle articulation avec la constitution, quelle place dans la loi, comment éviter les écueils). Des gens qui n’ont jamais milité sont capables de se saisir d’un sujet, de poser les problèmes. Je n’ai jamais vu d’assemblées aussi ouvertes, ni une telle richesse de discussions ».
« Mais après 3 mois on commence à s’essouffler, car à chaque réunion des questions nouvelles apparaissent et la variété des sujets abordés est telle qu’on ne peut pas suivre sur tout. C’est pourquoi les organisateurs recherchent des personnes qui ont quelque chose à dire sur tel ou tel sujet, et cherche à prendre contact avec les associations qui travaillent sur différents sujets. Une réunion a eu lieu début mars avec la représentante d’ATTAC. La confiance est beaucoup plus grande dans les associations que dans les syndicats.
Nous avons conscience que ce travail va être du long terme. Un travail de fond est entrepris pour sensibiliser un maximum de gens".
Les gilets jaunes de Haute-Loire auraient bien aimé pouvoir participer à la rencontre nationale de Saint-Nazaire, mais personne ne va y aller faute de moyens, car le voyage coûte cher.